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17 septembre 2009

Pour l'ex-candidate à la présidentielle, «l'alternance» ne pourra se faire en 2012 «qu'avec un accord avec le centre».

Le FIGARO. - Vous organisez une Fête de la fraternité . Le PS semble en avoir besoin…
Ségolène ROYAL. Au contraire. La fraternité doit guider nos pas. Aujourd'hui, il y a une épreuve à traverser dont le PS est victime. Il faut la gérer correctement pour que le parti en sorte renforcé. Il faut que la vérité soit faite et qu'on reparte sur de nouvelles bases. Je n'ai jamais pensé que la loi du silence permettait de régler les problèmes. Mais je ne veux pas être facteur de crise ou de divisions. J'ai dit ce que je pensais, ce livre (sur la fraude au PS, NDLR) m'a meurtrie, et je ne veux pas y revenir.

 

Comment voyez-vous la suite de cette affaire ?
C'est à la direction de prendre ses responsabilités. Je n'interfère pas. Depuis un an, j'ai été très loyale. Aujourd'hui, je m'occupe de ma région.

 

Martine Aubry a déclaré : «Ségolène sait que je n'ai pas triché»…
Je n'accepte pas cette pirouette, mais je ne veux pas polémiquer. J'ai fait une proposition pour que la vérité soit faite. De la vérité naît la lumière.

 

Les amis de Martine Aubry vous décrivent comme une femme de plus en plus seule…
On me dit «isolée». C'est le buzz qu'on entretient quand je prends la parole ou quand on n'a rien à me reprocher. On l'a dit avant la désignation à la présidentielle et avant le congrès ! Et vous avez vu les résultats. Un journal a même titré «Coucou, la revoilà». Il y a de la liberté d'expression autour de moi. Je ne caporalise pas les personnes et heureusement. Je ne suis pas dans une opération d'appareil, de courant ou d'armée à organiser. Cela n'a jamais été ma méthode et cela ne le deviendra jamais. J'accepte tout à fait que chacun suive sa route puis revienne dans les moments cruciaux.

 

Appelez-vous les militants à voter oui lors de la consultation sur la rénovation du PS ?
Oui, bien sûr. La plupart des propositions étaient contenues dans ce que, avec mon équipe, j'avais pu dire. Le PS peut reprendre le chemin de la rénovation.

 

Comment voyez-vous votre rôle au PS dans les prochains mois ?
D'abord, dans ma région. Il est important d'être appréciée par son travail et de porter une espérance malgré la crise. Il faut être créatif. Par exemple, le bilan environnemental de ma région est exceptionnel, nous avons anticipé la crise énergétique. Ensuite, il y a la prise de parole nationale sur les sujets où je veux éclairer l'opinion et forcer au débat démocratique. J'ai fait par exemple émerger le débat sur la taxe carbone. L'exercice de pédagogie s'est révélé indispensable. Il a fait basculer un certain nombre d'avis qui pensaient que c'était une taxe écologique. En fait, c'est un impôt nouveau qui va se retourner contre l'écologie.

 

Avant le G20, que pensez-vous des propositions franco-allemandes de réforme du capitalisme ?
Il y a eu beaucoup de discours pour l'instant. Maintenant, on attend les actes. S'il ne se passe rien au G20, ce sera le coup de trop pour les opinions publiques. Va-t-on interdire la spéculation financière des banques pour leur compte propre ? Celles qui spéculent doivent le faire à leurs risques et périls et ne pas recevoir l'appui des États, c'est la meilleure façon de lutter contre les bonus. À l'inverse, les banques qui financent l'économie réelle doivent pouvoir recevoir le soutien public. Si le couple franco-allemand est suffisamment fort, le rapport de force peut déboucher sur quelque chose de concret. C'est impératif.

 

Reconnaissez-vous un rôle moteur à Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ?
Oui, ils ont été à l'offensive, sans beaucoup de résultats concrets pour l'instant. Je ne dis pas que c'est facile. Mais il y a une volonté politique, au moins dans les discours.

 

Qu'attendez-vous du FMI de Dominique Strauss-Kahn ?
C'est une force de proposition et d'action mais il ne faut pas faire porter au FMI la responsabilité de la non-réforme des institutions financières. Ce sont des décisions politiques des chefs d'État et de gouvernement. J'apprécie ses propositions concernant les pays les plus pauvres.

 

Comment la gauche doit-elle réagir face à la stratégie de rassemblement de Nicolas Sarkozy ?
C'est une bonne stratégie du point de vue de Nicolas Sarkozy, et la gauche, en conséquence, doit s'organiser même si c'est toujours plus compliqué : il y a des identités, des autonomies… Mais, par exemple, l'alliance avec le MoDem n'est plus un tabou. Il y a encore des divergences, mais on voit bien que l'alternance ne peut se faire qu'avec l'accord avec le centre après avoir d'abord rassemblé toute la gauche et les écologistes.

Les primaires peuvent-elles rassembler la gauche ? 


Elles créent une dynamique mais il faut aussi préparer des convergences programmatiques. Il y a plusieurs pistes. François Bayrou a évoqué un parlement des gauches et des républicains. Pourquoi pas ? Daniel Cohn-Bendit a proposé un système de double appartenance politique. On souffre du cloisonnement des organisations. Il faut au contraire faire sentir aux gens qu'à un moment il peut y avoir des convergences de bonnes volontés qui veulent agir ensemble pour que ça aille mieux et pour redonner de l'espoir.

 

Faut-il installer une organisation au-dessus des partis après les régionales ?
Ce serait bien. Au second tour des régionales, nous verrons quelles dynamiques se sont mises en place. Ensuite, il faut se rencontrer avec sérieux et respect sans que cela fasse forcément l'événement. Nicolas Sarkozy est déjà candidat. Donc il faut ne pas tergiverser trop longtemps.

 

À quelle date doivent se tenir les primaires ?
Plus un candidat est désigné tôt, plus il a le temps de se préparer.

 

Où en sont vos discussions d'alliance pour les régionales ?
Les Verts étaient avec moi en 2004. Les centristes peuvent se reconnaître dans notre action. Le ralliement de Philippe de Villiers à l'UMP devrait faciliter les choses : je ne pense pas que les centristes se reconnaissent dans ses idées !

Propos recueillis par Nicolas Barotte, François-Xavier Bourmaud, Philippe Goulliaud et Paul-Henri du Limbert

Par Thomas - Publié dans : Ségolène - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Commentaires

Bonjour,
Juste pour vous signaler qu'il y a une faute d'orthographe sur le site www.desirsdavenir.org.
Dans le menu de gauche, il y a la rubrique "Connection" qu'il faut écrire "Connexion" en français.
Cordialement.
Commentaire n° 1 posté par Eric le 18/09/2022 à 00h33
Même si ce n'est pas gagné, le rassemblement de la gauche est indispensable si vous souhaitez contrer le camp adverse. Les derniers "sujets à la mode" ont tout fait, sauf renforcer le PS dans cette voie. Au boulot !
Commentaire n° 2 posté par création de site le 18/09/2022 à 08h55
Enfin de compte le parti socialiste , la gauche , reprennent les propositions même les mots de SRoyal (cf martine aubry )- voilà des mois qu'elle ne cesse de proposer
des solutions,pour s'apercevoit  qu'aujourd'hui on adopte dans les grandes lignes
sa stratégie.
  Alors pourquoi dit on que SRoyal lorsqu elle se retourne , se trouve bien seule ....
elle est peut être seule au parti socialiste mais seulement des dirigeants du bureau
national sous couvert d'un strauss kahn, fabius - mais certainement pas  des militants
et des sympathisant ..... 
 
  On compte sur elle .
Commentaire n° 3 posté par Popsy le 18/09/2022 à 13h18
Tu es belle Ségolène
Commentaire n° 4 posté par Dominique Rabeuf le 18/09/2022 à 13h25
Le PS exsiste t-il encore ?? à défaut des nouveuux jeunes loups qui ne changeront rien et qui vous ont laché chère Ségolène de Mougins , je crois qu'il serait temps de créer un mouvement anti parti , juste un courant d'idées novatrices , avec un autre regard sur le monde , mais vous qui venez du monde Miterrandiste cela risque d'être un handicap pour vous!! non !! EN tout cas  moi qui suis un homme de convictions donc Anti - hommes politique et Aubry , je vous trouve vraiment "belle" dans cet univers ou plus rien ne se respecte, ni même  les valeurs de la République ...

Bonne chance je serais tjrs derrière vous ... 
    
Commentaire n° 5 posté par renet le 18/09/2022 à 14h20
Bonjour,
repartir sur de nouvelles bases c'est important.
Il faut que je retrouve aussi confiance en l'honnêteté du parti après la parution du livre sur les fraudes électorales internes au parti lors de l'élection de Martine Aubry.
Je ne sais pas encore si je voterai PS la  prochaine fois.
Je ne pense pas être la seule à se poser des questions, le PS m'a déçu à ce niveau.
Peut-on encore faire confiance à un parti où il y a des militants malhonnêtes qui truquent les élections ? Il faut faire toute la lumière et pas seulement envoyer un communiqué par un porte-parole. Les électeurs qui doutent, c'est l'échec aux élections futures même si les gens sont mécontents par rapport au gouvernement actuel.
Commentaire n° 6 posté par Sylvia Mackert le 19/09/2022 à 21h46
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