15 Septembre

     A la Fête de l'Unité à Pesaro, où je suis intervenue à l'invitation de Piero Fassino, qui conduit le parti des démocrates de gauche, j'ai été frappée par la chaleur de l'accueil et la mobilisation des militants. La rencontre avec les militants m'a fait mesurer à quel point l'unité de la gauche italienne fut décisive dans la victoire de Romano Prodi en avril dernier.

A l'occasion d'une rencontre approfondie avec Massimo d'Alema, nous avons eu un échange sur la situation actuelle au Moyen Orient et sur les perspectives d'avenir de cette région ; j'ai pu constater à cette occasion que nos analyses convergeaient : en particulier l'engagement de l'Italie et de la France dans la FINUL a un impact positif sur la région, qui doit trouver la voie d'une paix durable. Nous avons également évoqué l'ensemble des moyens d'une relance européenne.

Le lendemain matin, lors d'un long entretien avec Romano Prodi, nous avons constaté que nous partagions la même conviction de la politique euro-méditerranéenne. Romano Prodi m'a dit : « la politique euroméditerranéenne c'est ma passion mais aussi une priorité ». Je crois, comme lui, que la coopération entre l'Europe et les pays méditerranéens peut jouer un rôle décisif pour le codéveloppement et la maîtrise des flux migratoires.

Nous avons reconnu ensemble la nécessité d'une politique énergétique européenne pour faire émerger des champions européens qui manquent aujourd'hui dans le projet de fusion GDF-Suez. Nous devrons en toute hypothèse reprendre l'initiative sur d'autres bases.

Romano Prodi a également évoqué la dynamique créée par les primaires organisées par la gauche italienne qui se manifeste encore au bénéfice de l'action de son gouvernement.

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